Un quart des incendies d’habitation est de source électrique

Une étude réalisée par l’Observatoire national de la sécurité électrique a démontré que la majorité des incendies domestiques étaient de source électrique. Avec des chiffres alarmants à l’appui, l’organisme rappelle à quel point il est urgent de renforcer la sécurité électrique des logements.

Les résultats de l’étude en chiffres

À l’issue de cette étude, l’observatoire a découvert que :

  • 200.000 incendies domestiques surviennent chaque année.
  • Un quart d’entre eux, soit 50.000 étaient d’origine électrique.
  • Ces incendies faisaient 300 décès et 15.000 blessés par an.
  • Parmi les blessés, 3.000 étaient victimes d’électrisation tandis que 40 sont victimes d’électrocution, et ce, chaque année.
  • Plus de 400.000 dommages électriques sont enregistrés par an.

Des chiffres inquiétants auxquels il faudrait remédier rapidement en renforçant notamment le diagnostic électrique. En ce qui concerne le dernier point, les dommages sont principalement causés par une surtension, une défaillance électrique, une surintensité, un échauffement ou encore par la foudre.

Les origines de ces incendies

Toujours d’après cette étude, il a été déterminé que depuis 2009, année durant laquelle le diagnostic électrique a été rendu obligatoire pour les logements équipés d’une installation électrique vieille de plus de 15 ans, les 2/3 des logements ne respectent pas, au moins une des six exigences de la sécurité réglementaire. D’ailleurs, parmi eux :

  • 80% sont dotés d’une prise de terre défectueuse.
  • 60% présentent un risque de contact direct.
  • 60% présentent une liaison équipotentielle en piteux état.
  • 50% sont pourvus de matériels vétustes.

Des situations qui tirent inévitablement le nombre d’incendies d’origine électrique vers le haut. D’ailleurs, l’observatoire a profité de cette étude pour se pencher sur ce problème et a déterminé que sur les 50.000 incendies de source électrique recensés par an :

  • 61% ont un lien direct avec des équipements électriques.
  • 36% sont liés aux installations fixes ou mobiles.
  • 3% se réfèrent aux installations dans les parties communes.

Des mesures à renforcer

Face à de tels résultats, remédier à la situation est urgente et le gouvernement souhaite élargir la portée du diagnostic électrique. En effet, à compter du 1er juillet 2017, les logements situés au sein d’un immeuble collectif dont le permis de construire date d’avant le 1er janvier 1975 devront réaliser ce diagnostic. Les autres logements suivront la tendance à partir de janvier 2018.

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